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Questions & réponses

Les violences conjugales s’exercent de différentes manières.

  • Si vous répondez « oui » à une ou plusieurs questions, votre situation n’est pas normale. Si vous le souhaitez, vous pouvez nous contacter pour échanger avec une professionnelle. Vous n’êtes pas seule.

Témoignages

Témoignage madame A

J’ai vécu des violences conjugales pendant 7 ans de la part de mon ex-mari et père de mes deux enfants. Je suis partie de mon pays pour le rejoindre et les violences ont continué en France.

J’ai essayé de partir 6 fois mais j’y suis toujours retournée car je n’avais pas de ressources et je pensais que c’était ma faute, que c’est moi qui le poussais à être méchant mais je savais que si je finissais ma vie avec lui j’allais mourir triste. C’est quand j’ai découvert qu’il me dénigrait et m’humiliait auprès de tout le monde, que j’ai compris que le problème c’était lui et pas moi. J’ai alors décidé de partir avec mes enfants. Je n’avais même pas un euro et pas de papiers, je ne savais pas ce qu’on allait devenir mais je savais que c’était la décision qu’il fallait prendre pour moi et mes enfants.

Depuis ce jour-là, nous sommes hébergés par le 115, nous avons changé plusieurs fois de structure mais j’ai compris qu’il valait mieux galérer et être libre que de rester piégée entre 4 murs et souffrir. Si on arrive à supporter les violences, on va réussir à supporter les difficultés de dehors. Aujourd’hui j’ai réussi à avoir la garde de mes enfants, je les vois s’épanouir de jour en jour. Il ne faut pas avoir honte de partir, ce n’est pas une honte d’être une femme divorcée avec des enfants.

J’ai compris qu’il ne fallait pas avoir honte. Qu’on soit pauvre qu’on soit riche, qu’on ait un soutien familial ou pas, peu importe d’où on vient, qu’on soit moche ou belle, on ne mérite pas d’être rabaissée et violentée. Même si on a rien, la liberté c’est le plus important.

Témoignage madame D

Je suis partie à 62 ans et je ne le regrette pas

J’ai quitté le domicilie conjugale après 38 ans de violences conjugales. 

J’ai subi des violences physiques, psychologiques, sexuelles et des menaces de mort.

Il me bousculait dans tous les coins de la maison alors que je me soignais d’un cancer. Alors que j’étais affaiblie, il ne voulait même pas m’acheter un pack d’eau au magasin. Lorsque j’ai contacté Tremplin, je n’étais pas sûre de vouloir partir. Les violences ont continué. Puis un jour, j’ai profité du départ de monsieur en vacances pour quitter le domicile. J’ai donc organisé mon départ : j’ai loué un box pour ranger mes affaires personnelles puis j’ai déposé plainte contre lui. A son retour, il a été placé en garde à vue. Le 115 m’a orienté vers un centre d’hébergement d’urgence. J’ai poursuivi mon accompagnement à tremplin en m’impliquant dans les ateliers : café sororité, atelier expression, art thérapie, chorale, psychocorporel. Aujourd’hui, je suis contente car les choses avancent. Enfin, je suis divorcée. Tremplin m’a accueilli avec bienveillance, m’a apporté une assurance pour m’aider à avancer. Il y avait des sourires qui remplissaient mon cœur. Je ne me suis pas sentie seule. Toi qui vis des violences, je veux te dire : Prend le courage pour partir ! Il ne va jamais changer ! N’aie pas peur ! Je suis partie à 62 ans et je ne le regrette pas.

Témoignage Mme N :

Je suis restée mariée pendant 15 ans a un homme qui était violent. Ensemble nous avons eu 2 enfants.

Au départ, il était violent avec son entourage et à notre arrivée en France les violences se sont concentrées sur moi, ma vie quotidienne était menacée. J’ai vécu des violences verbales, psychologiques et physiques auxquelles mes enfants ont malheureusement assisté. Je suis devenue hyper vigilante sur tout.

Je me sentais otage de lui avec mes enfants. C’est quand nous avons été expulsés par le bailleur que j’ai pu voir une faille dans laquelle passer. Je dois dire que, s’il n’y avait pas eu cet incident, je ne serais peut-être jamais partie parce que je ne savais pas à qui m’adresser pour être protégée. Accompagnée par une professionnelle du collège de mes enfants, j’ai déposé plainte pour les violences en demandant à la police de nous protéger. J’ai ensuite récupéré mes enfants à l’école et nous ne sommes jamais rentrés. J’avais peur car je savais qu’il pouvait me mettre un coup fatal parce qu’il n’accepterait pas que je parte, surtout avec les enfants.

Nous avons été mis en sécurité par la croix rouge et orientés vers TREMPLIN94. Au début on se sentait mal, on était angoissés car on ne savait pas où on allait finir. Mais, au bout de quelques jours on a vu la lumière : on mangeait bien, on dormait bien et on a réappris le gout de la paix car on avait oublié ce gout parce qu’avec lui tout était la guerre.

Aujourd’hui, je me sens forte comme si j’avais récupéré une partie de moi. Je sais que ça va prendre encore beaucoup de temps pour me reconstruire mais j’essaye de me rénover. Beaucoup de choses se sont déjà améliorées, j’ai maintenant des ressources et je vais bientôt prendre en nouveau poste. Aujourd’hui je fais des démarches pour obtenir un logement avec mes enfants. Je sens que j’approche de la porte de sortie.

Si d’autres femmes lisent mon témoignage je veux leur dire de ne jamais baisser les bras, que le positif attire le positif et qu’il ne faut pas avoir peur de se bouger. Il faut garder en tête de l’espoir, il ne faut pas lâcher car tant qu’on a de l’espoir on peut tenir. J’ai mis toute mon énergie à protéger mon moral et mes enfants parce que les violences physiques on peut récupérer mais le moral il faut s’accrocher. Il faut garder en tête qu’il y a toujours une solution qu’il y a une sortie quelque part.

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